ÉDITO

Alors que le Festival des Sacrées Journées ouvre sa sixième édition, je voudrais avant tout
exprimer mes remerciements les plus chaleureux ainsi que ceux du public à Jean-Louis
Hoffet, qui quitte la présidence de l’association, après en avoir tenu les rênes durant toutes
ces années et avoir été à l’origine du projet.
Grâce à lui, ce rendez-vous incontournable s’est solidement ancré dans notre ville ;
un rendez-vous en résonance parfaite avec la vocation de notre ville et avec la politique
que j’ai tenu à impulser depuis 2008, dans le domaine du dialogue interreligieux.
Nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, nous envient l’originalité de ce concept consistant
à réunir le temps d’un concert différents ensembles musicaux d’origines et d’obédiences
diverses, dans différents lieux de culte ou dans des salles de spectacle non confessionnelles.
C’est pourquoi, avec Nawel Rafik-Elmrini, adjointe en charge des relations européennes
et internationales, nous nous réjouissons du partenariat avec Stuttgart mis en oeuvre
cette année, qui nous permet en quelque sorte d’« exporter » le festival et de l’ouvrir vers
l’Allemagne, conformément aux autres actions que nous initions au niveau transfrontalier
avec nos voisins et amis allemands.
Pour perdurer, il faut pouvoir s’appuyer sur un socle stable mais aussi être capable
d’innovation, afin de maintenir la curiosité du public en éveil. Qu’il s’agisse du concert
qui sera donné dans la pagode vietnamienne de la Robertsau, nouveau lieu de culte
strasbourgeois, de la présence d’une femme parmi les derviches tourneurs ou encore
de celle du Muezzin de la mosquée Al Aksa de Jérusalem, les nouveautés ne manqueront
pas cette année.
Strasbourg, ville d’échange et de dialogue, capitale des droits de l’Homme et du citoyen,
compte ainsi dans sa programmation annuelle, une manifestation au croisement
de l’international, du culturel et de l’interreligieux, mais aussi en prise avec notre tissu
local associatif. Elle touche un public multiculturel, interconfessionnel, intergénérationnel,
d’origines sociales diverses, composé d’amateurs comme de connaisseurs,
de croyants comme de non-croyants.
Et ce brassage est à l’image de Strasbourg.

Roland Ries
Maire de Strasbourg

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